Jeunes démocrates de Seine-Saint-Denis

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21 juin 2009

Revue de blogs de la semaine du 14 juin 2009

Cette semaine, rien d’intéressant a relever à l’exception que grâce à internet nous arrivons à suivre les manifestations qui ont suivi la proclamation des résultats en Iran, nous soutenons l’effort de démocratie qui se manifeste dans ce pays.

 

Mais, avec un peu d’effort, on peut trouver a parler de ce groupe qui vient de naitre au sein du MoDem, l’objectif poursuivi est celui de réfléchir sur la communication internet de notre mouvement. Même, si je préfère la réflexion conduite par un militant de la Pantin sur servir la République, et que nous avons reproduit sur le blog des jeunes démocrates de Seine Saint-Denis pour sa valeur ajoutée.

 

Enfin, je vous rappelle que lundi 22 juin 2009 aura lieu l’AG du MoDem93.

 

Nb : je salue la nouvelle revue de blogs de mon camarade de jeu Michel Hinard, qui remet les choses dans l’ordre.

Servir la "res-publica"

Etymologiquement, la république est la chose publique. S’engager en politique c’est d’abord être mû, j’espère, par ce désir d’apporter un renouveau, un bien à cette chose publique dont chaque citoyen, en démocratie, a la responsabilité. Nous sommes tous responsables de la cité. Au travers de scrutins électoraux, nous déléguons cette responsabilité à des hommes et des femmes qui sont appelés à nous en rendre compte au quotidien et pas seulement en période électorale. Les élections sont la confirmation ou l’infirmation de la bonne gestion du projet pour lequel nous avons mandaté ces représentants. Gageons qu’ils sont tous, de prime abord, sensibles à l’amélioration du bien commun, des conditions de vie de leurs concitoyens. Ensuite, ce sont les méthodes, les idées, les concepts et leurs mises en œuvre qui changent selon les partis politiques. Cependant, dans notre pays, nous pouvons avoir certains doutes et interrogations, tant l’image qu’ils renvoient, et ce dans l’ensemble de la classe politique, sans exception, est déplorable. Cette piètre image est peut-être la cause de cette désaffection du politique (tant au niveau du nombre d’électeurs qui se rendent aux urnes que du nombre d’adhérents au sein des partis politiques).


Il me semble que le combat d’idées, d’un modèle de société, d’une manière d’être laissé la place à la lutte à qui sera le plus populaire, le plus influent, le plus… C’est au bout d’un moment le pouvoir qui est recherché et non plus le service. Cependant, si nous voulons « refonder » la politique, il est indispensable de retrouver la motion première. C’est par l’exemple que nous pourrons redonner confiance à ceux que nous choisissions de servir. Il s’agit d’un service à rendre et non pas une soif de pouvoir à assouvir.

S’engager en politique, ce n’est pas d’abord partir à la quête d’un mandat. C’est s’inscrire d’abord dans une logique d’adhésion aux principes défendus par la famille politique choisie. C’est accepter le débat ad intra pour le porter sur la place publique. Au sein du parti politique, il est important d’appliquer la même éthique que celle que nous défendons à l’extérieur. Sinon, quelle crédibilité, quel chemin du service de nos concitoyens s’il n’y a pas de dialogue, de respect, de partages des idées ? Cela paraît une vue du monde politique très certainement utopique… Cependant, comment être crédible si le lieu d’apprentissage de la politique, n’est pas empreint de valeurs ? Le réel dit l’inverse : au sein même du parti, les luttes intestines existent. Qu’il y ait des divergences, des modalités différentes de mettre en œuvre les lignes de force, c’est plutôt sain. Mais ce qui apparaît, c’est bien plus faire taire celui qui ne pense pas comme le chef, par peur qu’il prenne la place. Cessons ce jeu de dupe. L’écoute est censée être l’un des fondements de toutes les relations humaines. Apprenons donc, surtout en politique, à écouter la parole de l’autre, même et surtout différente, elle enrichit. C’est le média principal de l’action politique, et par elle nous nous engageons et engageons les autres sur cette parole publique. Si nous ne voulons pas entendre chanter, à la fin de chaque discours, « paroles, paroles, paroles », soyons attentif à sa justesse. Elle doit résonner non seulement en cohérence avec l’action, mais aussi avec les idées.

Même s’il s’agit de l’exercice d’un pouvoir, l’action politique doit être avant tout orientée pleinement vers les autres, et non pas vers une catégorie de personnes. Même si le mandat qui est confié est le fait d’une partie, certes majoritaire, mais une partie seulement des électeurs. Il y a là un discernement à opérer et ne pas oublier la fin pour laquelle de l’élection existe : remplir un service pour le peuple. Il est indispensable d’avoir cela au cœur lorsque l’on s’engage en politique. Ce désir de se mettre au service des autres, de devenir une sorte de levier pour améliorer la vie quotidienne doit allier partage, débat d’idées et action. Ceci dans le respect d’une éthique. Il est inconcevable de faire n’importe quoi pour gagner des voix. Non seulement cela porte atteinte à la dignité de la politique et la décrédibilise, mais porte atteinte surtout à la dignité de l’homme. C’est sur les projets et leurs mises en œuvre que doit se jouer le combat politique.

Ce qui compte aussi, à mon sens, c’est la vérité d’une action associée à celle d’une parole. Celui qui s’engage en politique n’a pas la science infuse et le mandat qui lui a été confié ne lui donne pas une connaissance immanente. D’où l’importance de l’humilité, d’accepter de devoir s’appuyer sur d’autres, sur des collaborateurs, militants ou non, qui peuvent éclairer tel ou tel aspect. C’est une question de crédibilité. Accepter de déléguer, de travailler avec d’autres, de se laisser conseiller, même dans un militantisme de base, atteste que c’est un projet commun qui est porté, que c’est une équipe, une famille de pensée qui veut faire avancer, dans une certaine direction, les affaires publiques. Bien sûr, il faut des leaders, des têtes d’affiches, mais ce n’est pas une course au pouvoir solitaire ou une quelconque conquête du graal pour satisfaire un je ne sais quel nombrilisme. C’est marcher, ensemble, dans une même direction. C’est soutenir celui ou celle qui est « le meilleur d’entre-nous », le « plus apte » à nous représenter.

Porter une responsabilité politique, c’est véritablement entrer dans une démarche de médiation. Non seulement parce que l’on incarne une certaine idée du vivre ensemble pour ceux que nous représentons, mais aussi parce que nous avons à faire du lien. C’est peut-être ce qui manque le plus aussi. Nos concitoyens se plaignent de voir ceux qu’ils ont élus seulement en période de campagne électorale. Même si c’est faux, il demeure que la proximité est essentielle. Elle ne consiste pas seulement en des poignées de main mais dans une écoute véritable. C’est valable pour tout militant politique. Nos concitoyens ont sans doute plus besoin de sentir pris en compte de manière attentive et performative leurs problématiques qu’une pseudo-réponse immédiate et surtout peu pérenne (éviter le « je vous ai compris » suivi d’une non action). C’est une question de confiance, de respect et d’humilité.


Servir la « res-publica », c’est chercher avant tout à promouvoir, à mettre en avant, à soutenir tout ce qui peut améliorer le quotidien de nos concitoyens. Il est nécessaire de prendre de la hauteur et d’avoir en ligne de mire le bien commun, ce qui apportera des conditions aussi optimales que possible en vue d’un véritable vivre ensemble. Malheureusement, c’est trop souvent perçu comme des coups bas, les querelles de personnes, des petites phrases stériles le plus souvent, drôles parfois. Mais tout cela ne donne ni le goût de s’investir, ni de s’intéresser à un véritable débat d’idées. Alors pour redonner le goût de la politique, lui rendre ses lettres de noblesse, il faut que les militants et dirigeants politiques aient au cœur la vertu de l’exemplarité. Il est impératif que les idées prennent définitivement le pas sur tout autre chose qui parasite cette volonté de servir ses concitoyens. Le respect, l’écoute et la bienséance doivent être les maîtres-mots de l’agir en politique. C’est le porche d’une véritable éthique, d’une charte de bonne conduite de l’homme, de la femme politique.

Source:http://peube.hautetfort.com/

tenue de l’assemblée générale du Mouvement Démocrate de Seine-Saint-Denis

Cher(e) ami(e),
J’ai le plaisir de vous convier à l’assemblée générale annuelle de notre mouvement
départemental de façon à procéder ensemble à l’analyse de la situation politique issue du
résultat du scrutin du 7 juin dernier. Notre assemblée départementale se tiendra :

Lundi 22 juin 2009
de 20h à 22h
Salle Claude Terrasse
2 rue Claude Terrasse
(à l’angle du 17 avenue de la république)
au Blanc Mesnil

Les points suivants seront à l’ordre du jour :
Débriefing complet des élections européennes :
1/ Présentation des résultats dans notre département et dans la région
2/ Expression et ressenti des adhérents (3 min par intervention pour qu’un maximum de
personnes puisse s’exprimer)
A l’issue de l’assemblée générale, nous prendrons ensemble un verre de l’amitié.
Compte tenu de l’importance de l’ordre du jour, je prie les adhérents du MoDem 93 de bien
vouloir être ponctuels, la salle devant être restituée à 22h précises.

Amitiés,
Marylise MARTINS

14 juin 2009

Revue de blogs post-apocalyptique de la semaine du 07/06/09

Voila une semaine que les élections européennes sont passées, et le moins que l’on puisse dire c’est que les résultats sur le département, sur l’Ile de France, et du MoDem en général ne sont pas fameux.

 

Devant, ce constat, les réactions n’ont pas attendu. Personnellement, je retiens l’analyse conduite par le site du « bondy démocrate » qui pointe d’une part notre stratégie et d’autre part notre gouvernance.

 

Pour une analyse, sur la Seine Saint Denis, dont je partage 80% des propos (je ne suis pas d’accord sur la distinction entre communes qui ont travaillé et les autres), vous pouvez cliquez sur le lien.

 

Mais, il faut arrêter ici l’apitoiement le MoDem n’est pas encore mort, juste choqué.

 

Par contre, j’ai la certitude qu’il faut revoir notre communication (tract, point orange, caf dem).

 

Pour terminer sur l’Europe, je pense qu’il aurait fallu juste orienter notre argumentaire sur l’apport de l’institution à nos banlieues.

 

Donc gardons espoir dans le calendrier présenté par le national dans la reconstruction du parti.

 

Sur un tout autre sujet, le 11 juin 2009, eu lieu une réunion publique sur la future interco de 9 communes.

12 juin 2009

La Seine-Saint-Denis et l’aide européenne.

Le Parisien 2 juin 2009

La Seine-Saint-Denis est le principal bénéficiaire des fonds européens en Ile-de-France. Entre 2000 et 2006, la région a reçu pas moins de 750 millions d'euros des fonds européens, censés "réduire les disparités économiques et sociales entre les régions". 4300 projets ont pu être financés. La Seine-Saint-Denis est largement en tête des bénéficiaires, notamment du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) qui a financé 180 opérations. Impossible de chiffrer cependant les aides accordées par le Fonds Social Européen (FSE) tant le saupoudrage est vaste. Pour la première fois, la région reçoit aussi des subventions du Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER). C'est le Préfet de Région qui est chargé de sélectionner les projets avec l'aide des préfectures et des collectivités territoriales puis de répartir les fonds. Entre 2007 et 2013, trois territoires de Seine-Saint-Denis reçoivent un gros coup de pouce de 24,5 millions d'euros : Plaine-Commune, Clichy-Montfermeil et le Canal de l'Ourcq avec Romainville, Bobigny, Bondy et Noisy-le-Sec. Mais les crédits européens profitent aussi aux entreprises et aux associations... à condition de connaître la marche à suivre car les démarches sont complexes. Les jardins d'insertion de Sevran, par exemple, reçoivent depuis 2005 une subvention du FSE représentant 10 % de leur budget, aide qui semble faible mais qui est vitale. L'association doit renouveler son dossier chaque année, elle est soumise à des contrôles et doit apporter des justificatifs sur l'usage qu'elle fait des fonds européens. Par ce versement, elle est entrée dans un réseau européen et participe à des rencontres avec d'autres stuctures qui mènent le même genre d'actions dans divers pays européens.

C'est dans une Europe élargie à vingt-sept que la nouvelle programmation 2007-2013 des fonds structurels a officiellement été lancée au 1er janvier 2007. Si l'enveloppe budgétaire est encore conséquente (308 milliards d'euros pour toute l'Union), les besoins des nouveaux Etats membres nécessitent des investissements importants qui impliquent, en France, un recentrage des priorités de financement avec des budgets réduits. L'utilisation des 14 milliards d'euros réservés à la France, contre 16,5 pour 2000-2006, devra respecter ces nouveaux enjeux, et offrira des opportunités de financement certaines pour tous ceux qui sauront initier des projets porteurs en termes de compétitivité et d'emploi. Reste à comprendre le fonctionnement des nouveaux programmes et intégrer la logique communautaire pour optimiser l'obtention des fonds.

Chloé NAJERA, déléguée à la veille 93.

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